LA COVID-19

La pandémie de COVID-19 a entraîné de graves répercussions au Canada et dans le monde entier, mais ses impacts particuliers sur les filles, les femmes et les personnes non binaires ont été dramatiques, disproportionnés et profonds.

Les écarts qui existaient déjà entre genres sont devenus des gouffres. La violence sexiste est maintenant appelée la « pandémie cachée ». Les femmes délaissent le monde du travail pour se consacrer à des responsabilités familiales. L’accès aux soins de santé sexuelle et génésique est extrêmement menacé. Des gouvernements se sont servis de la COVID-19 comme excuse pour sévir contre les organisations de la société civile, dont souvent celles des LGBTIQ+. Les secteurs économiques à dominance féminine ont été les plus durement touchés. 

Comme les impacts de la pandémie sont particulièrement dévastateurs pour les femmes, il est tout à fait normal que leurs droits, de même que l’équité de genre, soient au cœur de nos stratégies de relance. 

Partout sur la planète, des organismes de femmes et de LGBTIQ+ réagissent à la pandémie de façons novatrices. Ils fournissent des services et luttent contre la désinformation à l’échelon communautaire, s’organisent dans des circonstances difficiles et militent pour des mesures gouvernementales cohérentes. Ils offrent aussi leur soutien aux femmes qui subissent de la violence et recueillent des données susceptibles d’orienter des politiques et des programmes. Au fil de la reprise, ils doivent également élaborer des stratégies de prise en charge collective pour minimiser les cas d’épuisement et assurer la pérennité de leur travail, de même que leur propre bien-être. 

La crise de la COVID-19 a révélé l’urgence d’une augmentation du financement féministe. Les organismes de défense des droits des femmes doivent en effet se battre pour survivre alors que leur travail est absolument nécessaire, voire essentiel. Il devient de plus en plus évident que les organismes de défense des droits des femmes ne font pas partie des priorités de financement des instances gouvernementales, philanthropiques et d’aide au développement pour la lutte contre la COVID-19. Ceux qui sont en marge de la société, comme les organismes gérés par des femmes autochtones, des jeunes femmes ou des femmes handicapées sont particulièrement éprouvés. 

Par le Fonds Égalité
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