Annonce du groupe consultatif de la subvention Préparer
Nous sommes ravies d’annoncer la création du groupe consultatif de la subvention Préparer, constitué de six dirigeantes féministes très expérimentées qui épauleront le Fonds Égalité dans le cadre de son premier appel ouvert destiné à soutenir les mouvements féministes de terrain dans la préparation et la réponse aux situations de crise.
Le Fonds Égalité a récemment lancé l’appel à financement Préparer afin de soutenir des initiatives contextuellement pertinentes, collaboratives et durables, en veillant à ce que les solutions aillent bien au-delà des besoins immédiats.
Notre approche collaborative avec un organe consultatif externe vise à réorienter notre pouvoir, afin de garantir que nos décisions de financement sont fondées sur les réalités et les priorités des mouvements féministes.
Ce groupe de dirigeantes inspirantes regroupe des militantes féministes et queers, des universitaires, des avocates, spécialisées dans la mobilisation des ressources et dans les contacts communautaires, offrant une diversité de perspectives et d’expertises issues de mouvements mondiaux, notamment d’Afrique, des Caraïbes, du Moyen-Orient, d’Asie, du Pacifique et d’Amérique centrale.
Dans le cadre de l’engagement continu du Fonds Égalité en faveur de l’octroi de subventions participatives et de l’élaboration de l’appel à financement Préparer, nous avons privilégié une approche directe pour créer le groupe consultatif — en nous appuyant sur nos liens profonds avec des activistes féministes et des alliées de l’ensemble de notre réseau ayant une vaste expérience dans les interventions en situation de crise dans une optique féministe, et provenant de différentes disciplines dans des contextes variés, tant dans des régions qu’à l’échelle mondiale.
Travailler aux côtés de ce groupe consultatif est un pas essentiel dans la poursuite de notre démarche d’octroi de subventions qui continue à se nourrir des mouvements féministes et à être redevable à leur égard. Nous reconnaissons les nombreuses dynamiques de pouvoir inhérentes à l’octroi de subventions, y compris le fait que le Fonds Égalité soit une organisation basée dans le Nord. Par le biais de nos subventions, nous visons à réorienter nos pouvoirs et nos ressources vers les organisations féministes et de défense des droits des femmes afin de les aider à concrétiser leurs priorités et leurs programmes d’action.
Les crises à caractère climatique, les conflits armés, les guerres et la violence liée au genre s’intensifient, tandis que les récits et les protagonistes anti-genre sont légion. Les militantes et les organisations féministes requièrent un soutien solide pour se préparer et renforcer leur résilience. Depuis le lancement du Fonds Égalité en 2019, nous consacrons nos efforts à soutenir les organisations et les fonds féministes qui interviennent et œuvrent dans des contextes de crise. À ce jour, nous avons octroyé environ 10 millions de dollars canadiens dans le cadre d’interventions émergentes et évolutives à l’échelle mondiale en réponse aux catastrophes, aux conflits armés et aux guerres, ainsi qu’à d’autres crises dans des contextes précaires.
Abigail Erikson est cheffe du Fonds d’affectation spéciale des Nations unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et travailleuse sociale clinique agréée. Elle a consacré sa carrière professionnelle à l’amélioration de la vie des femmes et des jeunes filles. Abigail compte plus de 20 ans d’expérience en matière de leadership, de promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs, de promotion de l’égalité des genres et de renforcement des efforts de prévention de la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, dans divers contextes de développement et d’aide humanitaire.
Abigail était auparavant l’experte technique principale de l’ONU en matière de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, basée au bureau multipays de Fidji, fournissant un leadership substantiel sur l’élaboration de politiques et de programmes de prévention et d’intervention en la matière dans la région du Pacifique. Elle travaille en étroite collaboration avec des spécialistes et partenaires des autorités du Pacifique pour faire progresser des politiques et programmes innovants et efficaces visant à promouvoir l’égalité des genres et à mettre un terme à la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles.
Avant de se joindre à ONU Femmes, Abigail était directrice intérimaire et directrice technique principale de l’unité de protection et d’autonomisation des femmes du Comité international de secours (IRC). À ce titre, elle avait pour mission d’assurer la direction technique et la représentation de l’autonomisation des femmes et des filles, de l’égalité des genres et de la violence à l’égard des femmes et des filles dans le cadre des programmes d’intervention et de prévention mis en œuvre dans 28 contextes humanitaires. Auparavant, elle a supervisé, au sein de l’IRC, un programme complet de prévention et d’intervention contre la violence liée au genre dans les camps de réfugiés birmans situés le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.
Abigail est conseillère technique mondiale sur les besoins des enfants victimes de violences sexuelles. Elle a dirigé des formations internationales sur les meilleures pratiques en matière de soins aux enfants et est la principale auteure des lignes directrices psychosociales conjointes IRC/UNICEF intitulées La prise en charge des enfants ayant subi des abus sexuels en situation de crise humanitaire.
Avant de se lancer dans l’action internationale, Abigail a œuvré aux États-Unis dans des centres d’aide aux victimes de viols et des refuges pour victimes de violences domestiques, dans des centres de conseil pour les personnes LGBTQ et pour la Planned Parenthood Federation of America, où elle a dirigé des cliniques de planification familiale dans l’Amérique rurale et mené des politiques d’État visant à garantir aux femmes et aux jeunes filles l’accès à un éventail complet de droits et de soins de santé en matière de procréation.
Amanda Lewis-Adderley est une professionnelle du développement des Caraïbes, originaire de Trinité-et-Tobago, vivant actuellement à Nassau, aux Bahamas. Alors qu’elle se destinait initialement à des études de psychologie, Amanda a fini par se tourner vers la sociologie, les sciences politiques et les études caribéennes, ce qui l’a conduite sur la voie des activités de développement axées sur cette région du monde. Passionnée par la santé publique, Amanda a commencé à travailler à la Croix-Rouge des Bahamas dans le cadre d’un projet local de prévention du VIH, avant d’accepter un poste à la Croix-Rouge américaine dans le cadre d’un projet régional de prévention du VIH, où elle a œuvré pendant trois ans. Les Caraïbes présentent le taux d’incidence le plus élevé de cas de sida déclarés dans les Amériques, rendant ainsi ce travail à la fois pertinent et utile.
Après avoir travaillé avec le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, en particulier sur des projets régionaux liés à la santé, aux catastrophes et au renforcement de la résilience, ainsi que sur des opérations d’intervention en cas d’urgence ou de crise, notamment dans le cadre de l’ouragan Dorian de 2019 aux Bahamas, Amanda s’est reconvertie dans le conseil indépendant et a récemment lancé sa propre société de conseil en développement, The Pelagic Group (www.thepelagicgroup.com), dont elle est la cofondatrice et la principale consultante.
Forte de plus d’une décennie d’expérience dans le domaine du développement et des situations d’urgence et de crise, Amanda a déployé des efforts considérables pour garantir l’intégration de l’égalité des genres dans chacun des projets ou des programmes qu’elle a élaborés. Qu’il s’agisse de veiller à une représentation équilibrée des genres au sein des populations cibles dans le cadre de projets ou de veiller à ce que les rapports d’avancement sur les réalisations et les résultats comportent des marqueurs de genre clairs afin que les équipes de projet puissent comprendre l’impact de leur travail sur toutes les parties prenantes (et s’adapter en conséquence), la promotion des droits et de l’inclusion des femmes et des filles a toujours été au cœur de son travail. Amanda a notamment lancé un appel sur la nécessité d’une évaluation participative révisée pour éclairer la conception d’un projet régional pluriannuel de renforcement de la résilience, aboutissant à une collecte de données plus précises et désagrégées, et à une analyse nuancée pour les communautés d’intérêts non traditionnelles, notamment les travailleuses du sexe à l’intérieur de la Guyane, afin de veiller à ce que leurs besoins et leurs forces servent à orienter la conception du projet.
Mère de deux jeunes enfants débordant d’énergie, elle dispose de peu de temps libre, mais dans ses moments de détente, Amanda aime lire, faire des collages, aller à la plage et se montrer créative.
Kavita Naidu est une militante féministe du climat et une avocate internationale des droits humains originaire de Fidji et d’Australie, spécialisée dans l’équité climatique pour les femmes dans toute leur diversité en Asie et dans le Pacifique. Elle est une figure de proue des revendications féministes sur le climat et de la recherche participative féministe. Ses nombreux écrits témoignent d’une analyse fine des impacts intersectionnels de la crise climatique sur les genres. Elle est reconnue comme une « perturbatrice » qui ne laisse aucune occasion de remettre en question la suprématie blanche, le patriarcat et le capitalisme. Elle a grandi à Fidji où elle a travaillé en étroite collaboration avec des mouvements féministes, notamment le Fiji Womens’ Rights Movement, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et l’Asia Pacific Transgender Network, avant de s’installer en Thaïlande pour intégrer le Forum de l’Asie et du Pacifique sur les femmes, la loi et le développement. Aujourd’hui installée en Australie, Kavita est consultante en matière du genre et des droits des femmes, de l’équité climatique, des droits humains et de création de mouvements féministes pour le climat dans les régions et à l’échelle internationale. Elle est également membre émérite du conseil de Progressive International et participe bénévolement à des comités consultatifs sur le climat pour le Global Just Transitions Project, ESCR-Net et, occasionnellement, pour le groupe de travail sur les femmes et le genre de la CCNUCC. Elle adore le masala chai et les promenades sur la plage avec son chien, organiser des repas entre amis et en famille, parler de politique et collectionner des livres qu’elle ne parvient jamais à lire faute de temps.
Lydia Alpizar Duran est une militante féministe costaricienne mexicaine et la codirectrice générale d’IM-Defensoras, une alliance locale-régionale unique de femmes qui défendent les droits humains (DDH), d’organisations, de mouvements sociaux multiples et de réseaux nationaux de DDH du Mexique, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua et d’El Salvador. IM-Defensoras œuvre en collaboration pour faire avancer les stratégies de protection holistique féministe des défenseuses des droits humains afin de soutenir leurs luttes en faveur de ces droits en Méso-Amérique et pour leur sécurité, leur bien-être, leur leadership et leur autonomie. IM-Defensoras apporte des réponses efficaces aux tendances croissantes à l’autoritarisme et à la fermeture des espaces démocratiques et civiques, à l’inégalité, au crime organisé, à la présence de la violence, à la militarisation et à la répression dans la région méso-américaine au moyen de stratégies de renforcement des capacités de protection collective par le biais de réseaux nationaux de défenseuses des droits humains soutenant les militantes de première ligne ; refuges ; accompagnement des défenseuses des droits humains en situation de risque ; soins personnels, soins collectifs, bien-être et guérison du stress et des traumatismes ; plaidoyer aux niveaux local, régional et international ; communications stratégiques et enregistrement systématique des attaques contre les défenseuses des droits humains.
Lydia a occupé pendant dix ans le poste de directrice générale de l’Association pour les droits des femmes dans le développement (AWID), une organisation féministe mondiale. Elle est actuellement présidente du conseil d’administration du Fonds d’action urgente pour l’Amérique latine et les Caraïbes (FAU-ALC). Elle est également membre du conseil d’administration de l’organisation féministe du Sud DAWN. Lydia est diplômée du programme de formation à la défense des droits humains du Center for the Study of Human Rights de l’université de Columbia. Elle possède une vaste expérience en matière de plaidoyer et de formation sur les droits des femmes, en particulier les droits sexuels et reproductifs, le financement du développement, la mobilisation des ressources féministes, la violence à l’encontre des femmes et la protection holistique féministe des défenseuses des droits humains en situation de risque.
Nadia Ahidjo est une conteuse féministe panafricaine et une professionnelle du développement basée au Cameroun. Son travail fait appel aux partenariats, à l’animation d’ateliers et à la philanthropie pour amplifier les voix féministes africaines et soutenir les mouvements féministes et de défense des droits des femmes en Afrique. Elle est actuellement directrice des partenariats et de la philanthropie au Fonds de développement des femmes africaines (AWDF) et conseillère principale pour le réseau des féministes noires dans la philanthropie du Black Feminist Fund. Elle est également membre de FEMWISE, le réseau de l’Union africaine des femmes africaines pour la prévention des conflits et la médiation.
Elle intervient fréquemment auprès d’organisations et d’institutions à but non lucratif qui recourent à la philanthropie, au plaidoyer et à des initiatives de programme pour promouvoir l’égalité des genres. Son expérience comprend la gestion de subventions et de partenariats, la conception et la gestion de programmes et de projets, l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies, la mobilisation de ressources, ainsi que la rédaction et la communication axées sur les femmes et les filles noires et africaines dans toute leur diversité.
Dans ses moments libres, Nadia aime écrire des réflexions sur le féminisme, des nouvelles et des contes pour enfants. Ses travaux ont été publiés par Afreada, African Feminisms, African Security Review Journal, Bakwa Magazine, Catalyst Press, l’Institute for Security Studies, l’Open Society Initiative for West Africa, Moongirls Comic, Nawi-Afrifem Macroeconomics Collective et Short Story Day Africa. Ses livres pour enfants sont distribués par l’African Books Collective et ses histoires sont disponibles sur www.nadiahidjo.com.
Senda Ben Jebara est une féministe queer originaire de Tunisie et résidant actuellement à Montréal, au Québec, au Canada. Forte d’une expérience de plus de dix ans dans l’activisme féministe et queer, elle a contribué de manière significative à ces mouvements en Tunisie et dans la région de l’Asie du Sud-Ouest et de l’Afrique du Nord (SWANA), notamment par son engagement auprès de Chouf et Mawjoudin. Se tournant vers la philanthropie, Senda a d’abord été agente de programme au fonds féministe FRIDA. Elle a ensuite rejoint l’Astraea Lesbian Foundation for Justice, où elle supervise actuellement le portefeuille de l’Europe, de l’Asie centrale, du Caucase et de l’Asie du Sud-Ouest. Son rôle englobe l’octroi de subventions, le renforcement des capacités, l’accompagnement, le plaidoyer philanthropique et la gestion de projets. En outre, Senda est membre du conseil d’administration du fonds féministe Doria, où elle continue à s’engager auprès des mouvements féministes de la région SWANA et à les soutenir. Pendant ses moments libres, Senda aime apprendre de nouvelles langues et s’amuser au karaoké avec ses amis.


